MaligneP.transilien.com est un blog de SNCF
Contribuer

Un point sur la crue de La Marne

0
Publié le 13/02/2018

Crue de la Marne : la situation et nos actions.

Dernièrement, je suis venue vous expliquer ce que SNCF met en place pour limiter au maximum les éventuels impacts de la crue de la Seine et de la Marne dans le billet : « la crue de Marne et de la seine, quels en sont les éventuels impacts ».

Je reviens aujourd’hui vous faire un point sur la situation concernant La Marne et sur l’organisation et les actions de prévention spécifiques sur la région de Paris Est. Il y a en effet, à chaque niveau d’eau atteint, un plan d’action qui est prêt.

En amont, les installations vulnérables et les sites à risques ont été répertoriés. C’est le cas par exemple entre Chelles et Meaux où l’on suit La Marne. Au-delà des installations électriques, on sait que certains souterrains, parkings ou bâtiments pourraient être inondés.

 

Ces plans d’actions se basent sur la surveillance des données informatiques des historiques de crues et sur les informations données par la Préfecture d’Ile de France via VIGICRUE.

A cela s’ajoute la surveillance de 4 stations de mesures à Meaux, à Chalifert, à Gournay et à Condé Sainte Libiaire. Une importance particulière est donnée à la surveillance de cette dernière car elle se trouve à l’affluent avec le Petit et le Grand Morin, par conséquent lors d’une crue, l’axe Esbly <> Crécy La Chapelle, peut-être touché.

Extrait carte crue (source : Vigicrue)

 

En fonction de ces différentes données, ce sont des référents Infrastructures et Circulations en collaboration avec le Centre Opérationnel Transilien qui déclenchent le plan d’action.

Selon la hauteur du niveau de la Marne, il pourra être décidé par exemple de fermer certaines gares pour déconnecter des installations (vidéo surveillance, écrans,…) ou de fermer des portions de voies pour protéger les installations électriques. Dans ce cas, il faut les démonter. C’est exactement ce qu’il s’est passé sur la Ligne C.

Si certaines gares doivent être fermées, un plan de transport adapté est mis en place avec des bus de substitution à conditions que certains axes ne soient pas coupés à la circulation par un arrêté préfectoral.

En parallèle de cette surveillance, des tournées quotidiennes voire biquotidiennes sur le terrain sont réalisées par des agents de l’infrastructure, qui vont vérifier les voies et ses installations, les talus, et les ouvrages d’art (ponts).

Depuis le 22 janvier, La Marne est montée progressivement et, à ce jour, le niveau est à son maximum, mais les données de surveillance indiquent que la décrue a commencé et il n’y a pas nouvelle alerte. Cependant il faudra du temps pour voir le niveau de l’eau baisser de manière significative.

Déposez le premier commentaire sur ce sujet

Laisser un commentaire